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Avenir Apei accueille chaque année plus de 900 personnes en situation de handicap intellectuel, porteuses ou non de troubles associés, et des personnes en situation de handicap psychique ou physique.

Nombre d’activités, d’équipements ou de projets visant l’amélioration de leur qualité de vie ne sont que partiellement couverts par les financements émanant des pouvoirs publics.

Faire un don à l’association Avenir Apei, c’est nous aider à :

  • Développer des projets en faveur des personnes handicapées
  • Soutenir des actions de proximité
  • Continuer à innover, inventer des solutions de qualité
  • Promouvoir et participer à l’inclusion des personnes handicapées dans la société

 

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Merci d’avance de votre soutien !

Retour sur l’assemblée générale du 16 juin 2018

Retour sur l’assemblée générale du 16 juin 2018

L’Assemblée Générale Ordinaire s’est réunie le 16 juin dernier au préau de la Roseraie.
Comme chaque année, cet évènement a été l’occasion de faire le bilan du déroulement de l’exercice précédent, et de faire le point sur l’avancement des projets en cours. 

Au cours de l’assemblée, le Président Jean-Michel Reiter a rendu hommage aux administrateurs sortants, parmi lesquels Alain Michel, remercié pour sa fidélité et son engagement au sein de l’association.

Il a souhaité ensuite la bienvenue à un nouvel administrateur, Stanislas Guérin, et à Martine Darré, cooptée au sein du Conseil d’administration au cours de l’exercice 2017-2018.
A l’issue de l’assemblée s’est tenu le traditionnel Conseil d’administration élisant le Bureau de l’association, qui compte 10 membres pour l’exercice 2018-2019 :

Membres du Bureau :

Président Jean-Michel Reiter
Présidente adjointe déléguée à l’action familiale et à la solidarité Agnès Avigdor
Vice-président chargé de la gestion financière et Trésorier Gérard Brisou
Secrétaire Jacques Lelubre
Trésorier adjoint Yves Guérin
Secrétaire adjoint Dominique Boisdé
Déléguée au bénévolat et aux ressources Martine Darré
Déléguée à la santé Daniele Cousein Hiebel
Vice-présidente déléguée à l’antenne de Conflans et à l’accessibilité Françoise Le Borgne
Vice-président délégué au patrimoine Claude Garreau

Voir la Composition du Conseil d’administration 2018-2019, et le Rapport d’activité 2017 approuvé par l’assemblée du 16 juin 2018. 

L’inclusion : Pas sans nous ! Signez la pétition.

L’inclusion : Pas sans nous ! Signez la pétition.

Nous l’avons tous à la bouche, ce mot d’”inclusion”, et nous y pensons tous pour nos enfants marqués par la

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différence. Mais faire sortir les personnes handicapées mentales des établissements médico-sociaux, les immerger à cent pour cent dans la société, citoyens parmi les citoyens : belle idée, ou fausse belle idée ?

Avant de répondre, revenons à la définition de la société inclusive.

A l’opposé de la société inclusive, il y a la société exclusive, celle qui exclut les individus indésirables, ceux qui ne nous ressemblent pas.

Une société inclusive est une société bienveillante, à l’écoute de ceux qui frappent à sa porte, et prête à s’adapter pour leur permettre de trouver leur place. Nous ne sommes pas dans une démarche de massification, qui impose sans accompagner. La société doit mettre en place les bons outils permettant l’accueil de la personne handicapée. Sans ces moyens quasi individualisés, sans ces adaptations sociétales, il n’y aura pas d’inclusion possible.

Observer le terrain, avec ambition, intelligence et humilité

Le handicap mental touche un large éventail de pathologies allant du polyhandicap au handicap intellectuel léger, en passant par des troubles plus importants du comportement.  C’est pourquoi le projet d’inclusion ne peut pas être normatif. Il sera fonction de la personne, de son degré d’autonomie, de son équilibre, et de ses désirs.

C’est pourquoi la réponse à la question de l’inclusion n’est pas simple : surtout, ne rien radicaliser, ne pas théoriser. Observer le terrain, avec ambition, mais intelligence et humilité.

Depuis 70 ans, la condition des personnes handicapées mentales et psychiques a fait l’objet de nombreuses réflexions. Des réformes se sont succédé, principalement à l’initiative des parents qui ont créé des structures pour accueillir leurs enfants handicapés mentaux. Au fil des années, des lois et des politiques publiques ont permis de grandes avancées. C’est ainsi que la France s’est dotée d’un réseau d’établissements d’accueil de personnes handicapées mentales.

On a ainsi créé les foyers de vie, les foyers d’accueil médicalisés (FAM) ou les maisons d’accueil spécialisées (MAS) pour les personnes en grande dépendance, mais également les établissements et services d’aide par le travail (ESAT, anciens CAT) et les foyers d’hébergement pour les travailleurs. Des adultes déficients intellectuels avaient enfin la possibilité de fournir un travail adapté à leurs capacités, et rémunéré : pour la première fois, ces adultes pouvaient envisager de sortir de la maison familiale, où ils végétaient, s’ennuyaient, voyaient leur santé s’altérer par manque d’exercice et désoeuvrement, et devenaient lentement le bâton de vieillesse de leurs parents.

Et bien sûr, on a créé les IME, instituts médico-éducatifs, pour les enfants de 5 à 20 ans, où des équipes pluri-disciplinaires travaillent à développer au maximum le potentiel de chaque enfant.

Aujourd’hui, certains tentent de faire croire que tous ces établissements sont des “ghettos”, que seule la vie quotidienne en milieu ordinaire (scolarisation à l’école du quartier, embauche dans des entreprises classiques) est un projet digne pour les personnes déficientes intellectuelles et handicapées psychiques. Que vivre parmi leurs pairs, dans des foyers, est dégradant et les empêche d’évoluer.

Voici ce que nous répondons, forts de notre expérience au quotidien :

Nous approuvons sans réserve l’inclusion sociale pour chaque personne handicapée mentale ou psychique, quel que soit son degré de handicap.

 De la personne la plus autonome à la personne polyhandicapée, tous doivent bénéficier de ce que la société propose au citoyen : accès à la santé, à la culture, à la beauté, au plaisir, à la vie affective, au droit de choisir, au vote. C’est la grande mutation que les établissements doivent opérer, et à laquelle beaucoup d’entre eux travaillent déjà depuis des années.

Des voix se font entendre, qui nous blâment et nous ringardisent : qu’ils viennent voir le travail effectué dans nos établissements, les petits pas accomplis vers la vie en société par des personnes parfois sans langage ni mobilité, grâce au travail acharné, créatif, patient, des équipes.

Qu’ils viennent voir ces enfants parvenant, après deux ou trois ans d’accompagnement, à aller au cinéma ou au restaurant sans pousser de cris, fiers d’être parmi les autres. Ces familles n’en croyant pas leurs yeux des progrès accomplis. Ces commerçants du marché ravis de voir arriver leurs visiteurs hebdomadaires de l’IME en compagnie de leur éducateur. Ces enfants venant partager des temps scolaires à l’école du quartier, grâce à un partenariat entre l’école et l’IME, pour le plus grand bénéfice des enfants non handicapés.

Qu’ils viennent voir ces travailleurs d’ESAT travaillant une journée par semaine en entreprise ordinaire, partageant leur déjeuner avec les employés, ou triant des vêtements avec les bénévoles d’Emmaus…

Voilà où commence la belle inclusion, la vraie belle idée.

Nous approuvons, pour les personnes porteuses d’un handicap léger, le projet d’inclusion porté par le gouvernement, en ce qui concerne le travail et le logement.

Cette ambition est porteuse de beaucoup d’espoirs. Encore faudra-t-il que les bailleurs sociaux, les entreprises, évoluent. Il faudra que la société, les employeurs, respectent le rythme plus lent de ces personnes, leur silence parfois, leur besoin d’une aide humaine pour affronter une nouveauté… Il faudra adapter les postes de travail, prévoir des aides permanentes pour accompagner ces personnes de manière pérenne dans leurs démarches, s’assurer qu’ils ne sont pas en rupture sociale, qu’ils ne souffrent pas de solitude. Et encore faudra-t-il ne pas “plaquer” ce schéma de vie sur n’importe quel profil : certaines personnes, même ayant une bonne autonomie, préféreront garder un mode de vie collectif parce que cela les rassure et leur garantit un bien-être émotionnel.

 Nous désapprouvons et refusons le “tout-inclusif” qui induit la fermeture de tous les établissements prônée par ceux qui associent la notion de “vie en institution” à celle de “perte totale de ses droits.”

Si les établissements d’hébergement doivent, certes, s’ouvrir toujours davantage à la société, ils représentent une protection, une chance de vivre avec ses pairs en sécurité, à un rythme moins effréné et agressif que la vie quotidienne des personnes non porteuses de handicap. Le “tout-inclusif” est une démarche globale qui conduirait à une régression importante de la condition de la personne handicapée.

L’école de quartier inclusive, permettant moins d’éloignement géographique et moins de ruptures pour les familles, ne peut concerner tous les enfants porteurs de handicap mental, et ne peut se concevoir sans la création au préalable de structures locales d’accueil pour les accompagner. Certaines pathologies ou déficiences ne peuvent être prises en charge en dehors de lieux spécialisés, par des personnels formés.

Et il est faux de prétendre que nos établissements isolent systématiquement leurs résidents. C’est un risque, si l’on n’y est pas vigilant, mais un grand travail est fait, depuis un certain nombre d’années, dans de nombreuses associations, pour développer des outils, et donc un état d’esprit, propres à activer l’inclusion sociale :

  • le FALC (Facile à Lire et à Comprendre) qui transforme radicalement la communication écrite et orale ;
  • la création de “Nous aussi”, instance nationale d’auto-représentation de personnes porteuses de handicap mental ou psychique, déclinée régionalement ;
  • de nombreux groupes de travail, groupes de parole et ateliers destinés à favoriser la vie affective, relationnelle et sexuelle des personnes, quel que soit leur degré de handicap, et dans un souci constant de leur épanouissement et du respect de leurs droits.

Tout cela existe, évolue, et se développe dans nos établissements. Nous en sommes fiers, et nous sommes fiers de nos équipes.

Ne fermons pas nos établissements ; ouvrons-les toujours davantage à la vie en société.

 

Découvrez le projet associatif 2017-2022

Découvrez le projet associatif 2017-2022

Cliquez pour télécharger

Nous vous invitons à prendre connaissance du Projet associatif de l’association, qui présente les valeurs et les orientations stratégiques, et fixe les objectifs pour la période 2017-2022. Ce projet, fruit d’un travail collaboratif entre les différents acteurs de l’association (personnes accueillies, familles, dirigeants bénévoles, professionnels et instances représentatives du personnel), a été validé par l’assemblée générale de juin 2017.

Une transcription de ce document en facile à lire et à comprendre (FALC) est en cours de fabrication. Elle sera mise à la disposition des personnes accompagnées par l’association, après une présentation à leurs représentants élus aux CVS en janvier 2018.

Ce nouveau projet s’inscrit dans une période d’évolution des relations avec nos financeurs, matérialisée par la mise en place d’un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM) intégrant l’ensemble des établissements, qu’ils relèvent de l’ARS (en 2018) ou du Conseil départemental des Yvelines (en 2019).

Pour s’adapter au mieux à ce nouveau contexte, l’association a souhaité se doter d’une organisation opérationnelle toujours orientée vers le service aux personnes accompagnées et à leurs aidants, mieux adaptée à sa taille, plus mobile et réactive, facilitant le dialogue et la cohérence entre établissements de même type, permettant d’optimiser les ressources en les mutualisant, et en développant des expertises au service tous.

Ainsi, au 1er janvier 2018, les établissements seront regroupés en 5 pôles d’activités : enfance, hébergement spécialisé, habitat, insertion sociale et accompagnement professionnel. En complément, un pôle services intégré à l’ESAT la roseraie sera créé. Il coordonnera la mise en place des projets transverses dans l’association, et favorisera les partenariats sur le territoire. Il proposera aide et appui aux parcours des personnes accueillies dans nos établissements.

L’association reste à la disposition des familles et des adhérents pour toute question relative à la mise en application de ce nouveau projet.

Retour sur la réunion des familles du samedi 18 novembre 2017

Retour sur la réunion des familles du samedi 18 novembre 2017

Samedi 18 novembre, les membres de la commission action familiale ont organisé une réunion des familles sur le thème de l’orientation, ses difficultés, ses contraintes. Nous avons eu le plaisir d’accueillir une soixantaine de personnes.

Agnès Avigdor

L’objectif était de faire savoir aux familles que l’association est consciente des problèmes que pose la continuité du parcours de nos enfants, petits, grands et même âgés. Des groupes de travail se penchent sur ces questions depuis déjà quelques temps : ce n’est pas “chacun pour soi”.

Et si des moyens supplémentaires ne nous sont pas alloués par nos financeurs, nous tâchons de réfléchir à des innovations, des formules inédites que nous pourrions mettre en oeuvre à l’intérieur d’Avenir Apei.

Après une brève introduction, le président d’Avenir Apei, Jean-Michel Reiter a présenté l’association, son mode de fonctionnement, ses divers établissements et services, en rappelant tout le travail effectué pour l’élaboration du Projet Associatif 2017-2022. Distribué aux participants, il sera  prochainement adressé aux familles de l’association.

Nous avons évoqué le futur Pôle Services, une création d’Avenir Apei qui verra le jour en janvier 2018, et mutualisera les compétences des uns et des autres au sein de l’association, de manière transverse. Béatrice de Beaufort, qui a travaillé sur la création de ce pôle avec Luc Pallier (qui en sera le directeur) et Jean-Yves Le Gall, directeur général de l’association , nous a rejoints vers 11h pour nous exposer le projet.

Après un ou deux témoignages de parcours de vie apportés par des administrateurs, le débat s’est engagé, principalement autour de deux thèmes : la sélection au moment de l’admission ou non en Esat, et le manque d’aide pour orienter, informer, aider à remplir les dossiers pour les familles d’adultes.

La présence de François Barre et Michèle Boisdé, tous deux anciens président et présidente, a contribué à enrichir les débats. Nous nous sommes quittés vers midi, plus que jamais convaincus que ce type de réunion est nécessaire à la vie de notre association.

En fin de séance, les participants ont été invités à faire parvenir à l’association, leurs attentes concernant ce type de rencontres, et les sujets qu’ils souhaiteraient voir traiter à cette occasion. N’hésitez pas à prendre part à ce sondage, en adressant vos messages à l’adresse lien.asso@avenirapei.org.

 

Agnès AVIGDOR

Présidente adjointe en charge de l’action familiale et de la solidarité