A l’occasion de la rentrée des classes, l’Unapei a publié une Tribune dans le Journal du Dimanche pour interpeller les députés et les sénateurs sur le scandale vécu par des milliers d’enfants en situation de handicap. Encore une fois, ils ne feront pas la rentrée scolaire comme les autres enfants.

En 2018, des milliers d’enfants porteurs de handicaps sont encore sans aucune solution éducative. Rien à l’école de quartier, ni dans les classes spécialisées, évictions scolaires, scolarisation partielle et inadaptée, listes d’attentes à trois chiffres.

Dans la tribune publiée le 2 septembre dans le Journal du Dimanche et adressée par courriel à chaque parlementaire, Luc Gateau, Président de l’Unapei rappelle que la scolarisation des élèves handicapés n’est pas une option, mais un droit. Cette lettre ouverte à destination des députés et des sénateurs est à lire et à télécharger ci-dessous.

Une campagne à relayer sur les réseaux sociaux.

Dimanche dernier, cette exclusion des enfants porteurs de handicap a pris forme sur les murs de la capitale grâce au partenariat monté avec « le mouvement » (et oui ,-) un collectif d’artistes qui a souhaité être#avecnous pour dénoncer le scandale. Ce collectif de street art a réalisé un collage à taille humaine sur un mur parisien en faisant participer familles et enfants.
A découvrir en images et à relayer !

Un autre partenaire, le média vidéo Loopsider a également souhaité s’associer à cette action en donnant la parole à deux mamans pour faire connaître la situation à son demi-million d’abonnés.

Merci à nos partenaires, aux enfants et à leurs familles d’être #avecnous pour porter ces messages.

Pour que ces vidéo aient un impact maximal, relayez les depuis les pages Facebook, Twitter et Linkedin de l’Unapei.

La Tribune de l’Unapei

Mesdames et messieurs les députés et les sénateurs,

Comme chaque rentrée, l’achat des fournitures et le premier jour de l’année scolaire feront demain la une des journaux.
Comme chaque année, nombre de parents d’élèves handicapés témoigneront de leur désarroi de ne pas savoir comment leurs enfants pourront faire la leur, faute de s’être vu attribuer par l’Éducation nationale une auxiliaire de vie scolaire (AVS).

Comme chaque année, on passera sous silence le scandale de milliers de jeunes handicapés qui n’ont aucune solution de scolarisation, bénéficient d’un temps faible d’école ou doivent patienter sur les listes d’attente des établissements spécialisés.

Mesdames et messieurs les députés et sénateurs, la scolarisation des élèves handicapés est de droit, pourtant la réalité reste cruelle.
Aujourd’hui en 2018, on vend aux Français le rêve d’une école ouverte à tous qui ne se réalise pas dans les faits à cause du manque de moyens humains et financiers. Les annonces gouvernementales récentes constitueront-elles de véritables leviers ?

Nous, administrateurs de l’Unapei et présidents d’associations, en doutons et réaffirmons que les associations qui accompagnent les enfants handicapés, ne pourront pas résoudre seules un problème systémique vieux de 40 ans.
On vous dit, on nous dit, que la proportion d’élèves handicapés à l’école augmente. Ces chiffres doivent être mis en perspective avec l’augmentation du nombre de diagnostics, le maintien des élèves dans des dispositifs inadaptés, le gonflement des listes d’attentes dans l’enseignement spécialisé.

Nous, administrateurs de l’Unapei et présidents d’associations, demandons que tous les enfants handicapés soient effectivement scolarisés, quel que soit leur handicap. Mesdames et messieurs les députés et sénateurs, nous avons tous un rôle à jouer pour faire bouger les lignes. Saurez-vous être #AvecNous ?


Luc Gateau, Président de l’Unapei, représentant 550 associations partout en France

 

4 septembre 2018 par Christophe Magnant (Unapei)